Dans la guerre de propagande sans merci qui se livre dans les médias et sur Internet, il est toujours rassurant de savoir que nos pires ennemis, les supporters de l’Ukraine brune de Porochenko nous lisent. Nous dénoncions les accointances de ces gens via notre article sur l’étrange voyage en douce du Sénateur français Hervé Maurey . Nous évoquions les accointances directes ou indirectes entre l’organisation du CRCUF, association des Ukrainiens ou des français d’origine ukrainienne en France avec de drôles de personnages, comme la chanteuse Sofiya Fedyna en tournée américaine à la rencontre des sénateurs américains John McCain et Kirk, la rencontre d’Hervé Maurey avec le massacreur d’Odessa Alexeï Goranchenko, l’affiliation de l’Association de la Jeunesse ukrainienne en France avec un certain France Cym affichant des propos racistes et proposant la déportation des russophones d’Ukraine et d’autres sympathiques festivités nostalgiques de l’épuration ethnique pratiquée par les Ukrainiens à l’encontre des Juifs et des Russes pendant la Seconde Guerre mondiale. Quinze jours après, le lien de l’association de la Jeunesse ukrainienne (présent sur la page du CRCUF, onglet « Qui sommes-nous ? ») a disparu, le nettoyage a été opéré, terminé les affiches racistes, les sénateurs américains… le compte de l’activiste semble même avoir disparu de Facebook.

Cette nouvelle montre bien, la surveillance établie par les militants sympathisants de l’Ukraine brune en France. Si vous tapez dans le moteur de recherche Google « Ukraine », vous tomberez immédiatement dans les annonces payantes sur un dossier du CRCUF sur la supposée « invasion russe ». Après les listes de russophiles et de sympathisants des insurgés du Donbass, les militants de l’Ukraine brune montrent tous les jours leur capacité de nocivité. Plusieurs échelons existent, le premier est constitué de personnalités établies en France, dans les sphères politiques et de pouvoir. Nous citions Hervé Maurey, c’est le cas aussi de Nathalie Pasternak, présidente justement du CRCUF. Elle est régulièrement promenée dans les rédactions des médias français, radios ou télévisions comme c’était le cas hier sur TF1 . Dans cette courte allocution, l’activiste n’hésite pas à pratiquer un mensonge éhonté, sortant le chiffre de 50 à 55 000 soldats russes introduits dans le Donbass ! De quelles sources la présidente du CRCUF tirait ses informations cela restera un mystère opaque, d’autant plus qu’il est en réalité sorti intégralement de son imagination. D’une manière absolument abjecte, elle regrettait le passage des convois de l’aide humanitaire russe pour le Donbass, pour les populations civiles, indiquant qu’il s’agissait du 24e depuis le début du conflit. Bien que très prudente dans sa communication, elle ne peut s’empêcher de déraper cachant difficilement la présence des néonazis ukrainiens qui ont fait la révolution de l’Euromaïdan et commettent des crimes de guerre dans le Donbass.

Nathalie-Pasternak-17-03-2014

Nathalie-PasternakMais comme toujours Facebook est bien fait. Ses centres d’intérêts sont particulièrement représentatifs, affichant par exemple trois clubs de football ukrainiens dont le Dynamo de Kiev qui s’est illustré par le biais de ces supporters dans le match Kiev-Guingamp par des agressions brutales contre les supporters français en poussant des slogans racistes et antisémites. Le club des Ultra du Dynamo de Kiev est aussi la base arrière du bataillon néonazi Azov. Ses affiliations et liens étroits avec le Parti néonazi Pravy Sektor sont connus, les supporters ont participé à la création de cet énième parti fasciste au début de 2014. Les Ultras du Dynamo ont d’abord fourni des compagnies paramilitaires pour l’Euromaïdan, puis pour les bataillons irréguliers envoyés dans le Donbass qui s’y comportèrent horriblement en répétant les massacres de 1941. Ses musiques préférées sont encore plus parlantes, Nathalie Pasternak affiche son goût pour des ensembles de musique nationaliste affichant des symboliques du paganisme ou du nationalisme ukrainien comme Haydamaky (formé de nationalistes réunis en groupe dès 1991), Tartak (formé d’activistes de la Révolution Orange en 2004) ou encore Kozak system (formé en 2012 et soutien important lors de la Révolution de l’Euromaïdan, créateur dans la nuit du 1er décembre 2013 d’un hymne de l’Euromaïdan puis d’un clip, l’argent n’ayant pas d’odeur même révolutionnaire) avec un très beau drapeau américain… pour arriver à nouveau sur Sofiya Fedyna, la chanteuse ukrainienne faisant des galas pour financer les bataillons irréguliers et autres milices peuplés par les membres des partis néonazis Svoboda, Pravy Sektor ou de groupement tel que le Marteau Blanc, comme le montre sa robe de scène constellée de blasons à wolfsangel et runes nazies…

Quelques minutes sur le profil de Nathalie Pasternak auront été suffisantes pour nous conduire déjà aux pistes de l’Ukraine brune. Notre balade dans son univers se poursuit avec l’annonce pour le 13 avril dernier de la venue à Paris de la sœur de l’activiste néonazie Savchenko, emprisonnée en Russie, membre d’un des pires bataillons ukrainiens, le bataillon Aydar célèbre pour ses exactions criminelles et ses actes de barbarie, coupable de l’assassinat de deux journalistes russes dans l’été 2014. Le vernis de Nathalie Pasternak décidément au fil des communications s’étiole, malgré toute la prudence de l’activiste. Tout au long du mur nous assistons à l’étalement d’une basse propagande, le même 13 avril c’est l’annonce que la Russie comme tous les empires coloniaux s’effondrera bientôt… voilà dévoilée l’idée principale de Nathalie Pasternak, la haine profonde de la Russie et le désir à peine caché de sa perte. Elle se poursuit avec les communications sur l’Holodomor, le terrible génocide ukrainien par la faim, orchestré et ordonné par Staline, en passant étrangement par la libération de Buchenwald, l’évocation de crimes de guerre imaginaires sortis de la source du KyivPost journal de Kiev à la solde de l’Ukraine de Porochenko. La suite tourne en rond faisant une fixation sur les crimes des insurgés, en oubliant bien sûr de parler des 5 ou 6 000 russophones du Donbass massacrés par l’Armée ukrainienne, mais après l’affirmation d’une armée de 50 000 russes en Ukraine, Nathalie Pasternak n’est plus à une désinformation ou à un oubli près. Le 8 avril, et de temps en temps, elle communique sur la mort « d’un cyborg de 22 ans ». Rappelons que les fameux « cyborgs » étaient des compagnies dites d’élites engagées dans le Donbass et censés être de véritables bêtes de guerre et des tueurs… de la race supérieure ukrainienne par rapport aux barbares incultes russophones. Ce n’est même pas moi qui écris ces derniers mots, mais Nathalie Pasternak en personnage sur son Facebook.

Avec fierté et chaudement remerciée par de nombreux supporters, elle évoque sa rencontre avec le Président Hollande, le 21 mars 2015 au Salon du Livre de Paris… ayant glissé : « le temps d’une poignée de mains, le temps de le remercier pour la suspension du Mistral et le temps de lui offrir MON Daroussia la Douce avec autocollant UkraineGo en marque page, assez fière ! ». Nous ne voyons pas bien où Nathalie Pasternak peut rester fière, notamment lorsqu’elle annonce le 20 mars participer à l’envoi non pas de denrées alimentaires pour les populations ou d’une quelconque aide humanitaire, mais de matériel pour les « Volontaires ukrainiens du Front de l’Est ». Vous avez bien lu, du Front de l’Est… nous voilà retournés aux côtés de Choukhevytch et du bataillon Nachtigall dans l’Opération Barbarossa et de la Shoah par balles. Plus sûrement encore lorsque le 6 mars 2015, Nathalie Pasternak indique un « bémol », à savoir que le bataillon Azov ne serait pas composé uniquement d’extrémistes… mot pudique pour ne pas avoir à dire néonazis. Faut-il vous rappeler Madame Pasternak que le bataillon a été signalé par Amnesty International pour ses crimes de guerre horribles durant l’été et le printemps 2014 ? Alors non Madame, vous ne pouvez être fière de parler le 4 mars « des terroristes russes occupants […] barbares incultes qui préfèrent laisser mourir les mineurs ukrainiens ». Je vous invite Madame, à vous rendre bientôt avec moi dans le Donbass, à prendre un billet d’avion et à m’accompagner à Lougansk et Donetsk, à la rencontre de ces populations bombardées par « vos cyborgs » que vous voulez priver d’aide humanitaire. Mais en aurez-vous le courage ?

Laurent Brayard

http://novorossia.vision/fr/nathalie-pasternak-regrette-l-aide-humanitaire-russe-aux-populations-du-donbass/

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